Les faits, rien que les faits

La décision de faire ou non vacciner son enfant est le droit et la responsabilité de chaque parent. Il s’agit d’une décision très importante, il convient par conséquent de la fonder sur les meilleurs renseignements disponibles, scientifiquement vérifiés.  Voici quelques liens très utiles sur le sujet:

Quels sont les effets secondaires?

La grande majorité des effets secondaires associés à la vaccination sont mineurs et temporaires, comme une douleur au bras accompagnée d’une certaine rougeur au site d’injection ou une légère fièvre. L’acétaminophène permet de limiter facilement ces effets. Les effets secondaires graves sont très rares et il est souvent très difficile de déterminer si une « réaction » est directement liée à un vaccin ou si elle serait survenue indépendamment de la vaccination.

En fait, les effets indésirables sont si rares que le risque ne peut pas être évalué avec précision. Prenons, par exemple, le syndrome de Guillain-Barré (SGB) (site en anglais). Des cas de SGB ont parfois été signalés dans les semaines qui ont suivi la vaccination. Toutefois, ce syndrome a plusieurs causes possibles et peut se produire sans qu’aucune cause ne soit établie. Un seul cas de SGB est signalé sur environ un million de personnes qui ont été vaccinées contre la grippe. Cependant, ce trouble peut également se produire spontanément dans la population, souvent après une infection virale comme la grippe, l’hépatite A et B, ou une infection bactérienne à Hæmophilus influenzæ, autant de maladies pouvant être évitées grâce à la vaccination.

Les maladies évitables par la vaccination sont toujours présentes.

Ce n’est pas parce que nous vivons au Yukon que nous sommes à l’abri des maladies évitables par la vaccination. Les maladies se déplacent d’un pays à l’autre, de sorte que même si vous ne quittez jamais le territoire, vous êtes néanmoins à risque si vous n’êtes pas vacciné.

Prenons le cas de la rougeole. Alors que la maladie a été essentiellement éradiquée en 2002, des poches de rougeole ont fait leur apparition à cause de personnes qui n’ont pas reçu leurs doses de vaccin. Ainsi, en 2011, il y a eu une épidémie de rougeole au Canada, dont la majorité des cas sont survenus au Québec. En 2014, des cas ont été signalés en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba et en Ontario.

Le fait qu’une maladie nous soit familière ne signifie pas qu’elle est inoffensive. Trop souvent, cette familiarité nous rend insouciants envers les maladies dont nous avons entendu parler toute notre vie. Depuis 2011, il y a eu plus de 106 000 cas de rougeole en République démocratique du Congo et 1 100 décès. Pourtant, trop souvent, nous prenons la rougeole à la légère, la considérant « seulement » comme une maladie infantile.

Ces maladies pourraient revenir rapidement si nous relâchons notre vigilance. En 1994, par exemple, on a recensé 5 000 décès causés par la diphtérie en Russie suite à l’interruption du programme de vaccination. Avant cet épisode, la Russie n’avait enregistré que quelques cas de diphtérie chaque année, mais aucun décès. Lorsque la plupart des personnes ne sont pas vaccinées, de petites éclosions peuvent se transformer en véritables épidémies.

Par ailleurs, il y a le facteur dit de l’« immunité collective ». Concrètement, le principe est le suivant : lorsque la plupart d’entre nous sont vaccinés, nous contribuons à protéger ceux qui nous entourent qui ne peuvent pas se faire vacciner pour des raisons médicales.

La vaccination est efficace. La plupart du temps.

Aucun vaccin n’est efficace à 100 %, et certains vaccins prennent jusqu’à deux semaines avant de devenir pleinement efficaces. Durant une éclosion, une faible proportion des personnes immunisées pourraient encore être atteintes, selon la maladie.

Cela dit, lorsque survient une éclosion, un grand nombre de personnes parmi celles qui n’ont pas reçu de vaccins TOMBERONT MALADES. Elles transmettront la maladie à celles qui les entourent, y compris à celles qui ne peuvent pas se faire vacciner, comme les nourrissons ou les personnes présentant un trouble médical sous-jacent qui les expose à un risque de maladie grave ou même à la mort si elles deviennent malades. Au Yukon, durant la saison de la grippe 2013-2014, 90 % des personnes qui ont souffert de la grippe ont confirmé ne pas s’être fait vacciner contre la grippe.

Quant aux personnes qui seront malades même si elles ont été vaccinées, elles seront protégées contre les symptômes les plus graves de la maladie grâce au vaccin.

À moins de vivre dans une bulle, la vaccination est la meilleure façon de prévenir la maladie et de réduire le risque de transmission d’infections à ceux qui nous entourent.

Les vaccins N’AFFAIBLISSENT PAS le système immunitaire.

Les vaccins visent à renforcer le système immunitaire contre une maladie particulière. Pour combattre les agents pathogènes, notre système immunitaire doit d’abord apprendre à les reconnaître, mais pour cela il doit y avoir été exposé.

L’organisme d’une personne non vaccinée doit passer un temps précieux à apprendre contre quel genre d’envahisseur il doit se prémunir. Ensuite, il doit passer encore plus de temps à apprendre à le combattre. Pendant ce temps, la maladie peut causer des dommages, qui peuvent parfois être très sérieux. Une fois que la maladie aura évolué, puis disparu, le corps la reconnaîtra et sera en mesure de repousser rapidement une seconde attaque. Voilà comment fonctionne l’immunisation naturelle.

La vaccination introduit dans l’organisme une quantité infime d’agents pathogènes responsables de la maladie, morts ou extrêmement affaiblis, ce qui mobilise les défenses de l’organisme contre l’envahisseur. En effet, la vaccination enseigne au corps à reconnaître l’envahisseur sans l’exposer à des risques. Ensuite, lorsque le « véritable ennemi » se présente, le corps le reconnaît et est capable de le combattre.

La vaccination est en quelque sorte un raccourci grâce auquel le corps accomplit un travail de renforcement de ses moyens de défense contre des maladies particulières avant qu’elles ne surviennent. Une personne vaccinée peut ainsi combattre la maladie avant même qu’elle ne s’implante.

Les vaccins NE PROVOQUENT PAS de maladies chroniques ou de maladies comme l’autisme, la sclérose en plaques ou le syndrome de mo

La recherche évaluée par les pairs et fondée sur les meilleures méthodes scientifiques fournit des preuves solides appuyant ce qui suit :

  • Le vaccin ROR (rougeole, oreillons et rubéole) ne cause pas l’autisme. Les scientifiques ont étudié des données recueillies depuis de nombreuses années et n’ont trouvé aucun lien entre le vaccin ROR et le développement de l’autisme chez l’enfant. En fait, l’autisme apparaît  à peu près au même moment que celui où les enfants reçoivent un certain nombre de vaccins. Un enfant souffrant d’autisme aurait été atteint de ce trouble même s’il n’avait pas reçu le vaccin ROR.
  • Le vaccin contre l’hépatite B (site en anglais) ne cause pas la sclérose en plaques (SEP) ou une aggravation des symptômes existants de la SEP. Selon le Center for Disease Control and Prevention (centre pour le contrôle et la prévention des maladies), « [l]a plupart des études scientifiques publiées n’étayent pas l’existence d’un rapport de causalité entre la vaccination contre l’hépatite B et la sclérose en plaques ou d’autres maladies ».
  • Les vaccins administrés au cours de la petite enfance n’accroissent pas le risque d’asthme. De nombreux facteurs influent sur le développement de l’asthme, notamment les facteurs environnementaux, génétiques et les habitudes de vie. Cependant, les vaccins ne figurent pas parmi les facteurs susceptibles de contribuer au développement de l’asthme chez les enfants. Selon les recherches menées par le National Network for Immunization Information (réseau national d’information sur la vaccination), « [l]es enquêteurs ont déterminé que l’asthme n’est pas associé au vaccin de l’hépatite B ou à l’âge auquel a été reçu le premier vaccin contre l’hépatite B; au vaccin à cellules entières contre la coqueluche, au vaccin contre l’Hæmophilus influenzæ de type b (Hib) ou à des doses orales de vaccin antipoliomyélitique; au vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons; ou au nombre total de doses du vaccin combiné ».
  • Les vaccins ne causent pas le syndrome de mort subite du nourrisson (site en anglais) (SMSN). Internet regorge d’allégations selon lesquelles les vaccins causent le SMSN, des affirmations véhiculées depuis des décennies en raison de la nature virale d’Internet. Le seul véritable lien entre les vaccins et le SMSN est le fait que nous commençons à vacciner les enfants dès l’âge de deux à quatre mois, soit le groupe d’âge le plus touché par le SMSN. Des études menées par un certain nombre d’organismes, dont le Center for Disease Control and Prevention (centre pour le contrôle et la prévention des maladies), ont conclu que les vaccins ne constituent pas un facteur de risque de SMSN.

Les vaccins sont sans danger.

Dans l’histoire, la vaccination constitue l’une des interventions les plus efficaces en matière de santé publique et elle a contribué a sauvé des millions de vies. Grâce à la vaccination, il y a des centaines de milliers d’enfants aujourd’hui qui ont échappé à la polio et aux paralysies qu’elle cause, qui ont été épargnés par la variole ou la rougeole, qui ne sont pas nés avec des anomalies congénitales dues à la rubéole et qui n’ont pas connu une lente agonie en raison du tétanos.

                        Dr Brendan Hanley, médecin hygiéniste en chef du Yukon
 

Au Canada, chaque lot de doses de vaccin est testé et répond à des normes de sécurité rigoureuses avant de parvenir au public. Les vaccins figurent parmi les plus sûrs produits médicaux disponibles. Une fois qu’ils sont sur le marché, leur innocuité continue de faire l’objet d’évaluations rigoureuses. Les effets secondaires graves tels que des réactions allergiques sévères sont très rares.

Par ailleurs, les maladies que les vaccins combattent posent de graves menaces. Des maladies comme la poliomyélite, la diphtérie, la rougeole et la coqueluche peuvent entraîner la paralysie, la pneumonie, la suffocation, des lésions cérébrales, des troubles cardiaques, voire la mort. Les dangers que présentent les maladies évitables par la vaccination sont beaucoup plus grands que les risques d’un effet indésirable grave lié au vaccin.

Par exemple, un seul cas de SGB est signalé sur environ un million de personnes qui ont été vaccinées contre la grippe. Cependant, le SGB peut également se produire spontanément dans la population, souvent après une infection virale comme la grippe, l’hépatite A et B, ou une infection bactérienne à Hæmophilus influenzæ, autant de maladies pouvant être évitées grâce à la vaccination.

Aux États-Unis, environ 3 000 à 6 000 personnes développent le SGB chaque année en moyenne, qu’elles aient ou non reçu un vaccin.

Centers for Disease Control and Prevention (centres pour le contrôle et la prévention des maladies) – www.cdc.gov/flu/protect/vaccine/guillainbarre.htm

La plupart des vaccins ont recours à des bactéries ou à des virus qui sont morts ou affaiblis. Lorsque nous sommes vaccinés, notre corps reconnaît la forme affaiblie de la maladie comme un envahisseur, ce qui a pour conséquences de stimuler le système immunitaire, qui repousse alors la maladie. De cette façon, lorsque nous sommes exposés à l’envahisseur « vivant » ou qui a toute sa vigueur, l’organisme reconnaît le danger et est en mesure de le combattre.

Les vaccins comprennent souvent aussi des substances appelées adjuvants, qui servent à améliorer la réponse de notre système immunitaire à la vaccination, et des agents de conservation pour protéger les vaccins contre la contamination bactérienne.

Le thimérosal est un agent de conservation utilisé dans certains vaccins. Il contient des traces de mercure, ce qui inquiète certaines personnes. En réalité, seuls quelques-uns des vaccins offerts aujourd’hui au Canada contiennent du thimérosal et la quantité utilisée est infime. Par ailleurs, le mercure utilisé ne s’accumule pas dans notre organisme, contrairement au mercure présent dans le poisson.

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) du Canada a indiqué : « […] les données actuelles réfutent l’existence de tout lien entre le thimérosal et l’autisme. Par conséquent, le CCNI conclut qu’il n’y a aucune raison pour laquelle les fournisseurs de vaccins ou les professionnels de la santé qui conseillent la population en matière d’immunisation devraient s’inquiéter de l’exposition au thimérosal. »

Contrairement à certaines croyances, les vaccins ne contiennent pas de produit antigel. Cependant, le formaldéhyde est utilisé durant la fabrication du vaccin pour inactiver ou affaiblir les virus ou les bactéries, après quoi il est retiré. Des traces peuvent rester dans le vaccin, mais ne posent aucun danger. En fait, notre organisme produit davantage de formaldéhyde naturellement que la quantité contenue dans un vaccin.

Comment avoir la certitude que les vaccins sont sans danger?

Au Canada, aucun vaccin n’est mis en marché sans une étroite surveillance et l’approbation de Santé Canada.

Même lorsque nous avons un urgent besoin d’un nouveau vaccin pour faire face à une nouvelle maladie (comme ce fut le cas au cours de la pandémie de grippe H1N1 en 2009), Santé Canada n’approuvera pas un vaccin tant qu’il n’aura pas déterminé que les données disponibles répondent à ses critères stricts en matière d’innocuité et d’efficacité.

Les fabricants doivent présenter des preuves scientifiques et cliniques démontrant l’innocuité et l’efficacité du vaccin. Ils doivent également respecter des normes élevées de qualité dans le processus de fabrication.

Tous les vaccins destinés aux Canadiens doivent respecter les dispositions de la Loi sur les aliments et drogues et du Règlement sur les aliments et drogues.

Les vaccins qui ont été approuvés font l’objet d’une évaluation continue par Santé Canada et l’Agence de la santé publique du Canada.