Hæmophilus Influenzæ de type b (Hib)

Les infections à Hæmophilus Influenzæ de type b (Hib) existent depuis des décennies. Avant l’introduction du vaccin contre l’Hib au Canada, environ 1 enfant sur 200 développait une forme invasive de la maladie au cours des cinq premières années de vie; 2 000 personnes devenaient malades chaque année par suite d’une infection à Hib; parmi celles-ci, 1 000 développaient une méningite.

Depuis que la vaccination a commencé en 1988, le nombre de cas recensé chaque année a diminué de 90 %. Les infections à Hib pourraient toutefois redevenir courantes au Canada si nous cessons de vacciner.

Qu’est-ce que l’Hæmophilus Influenzæ de type b (Hib)?

Malgré son nom, l’Hæmophilus influenzæ de type b (Hib) n’est pas un type de grippe. Il s’agit d’une bactérie qui provoque la plupart des infections des voies respiratoires inférieures (trachée et poumons). Elle a été nommée avant que les scientifiques aient déterminé sa vraie nature.

La bactérie Hib peut causer la méningite et la pneumonie, des inflammations qui peuvent entraîner la mort, surtout chez les enfants âgés de moins de cinq ans. Il y a tout juste une génération, les infections à Hib causaient de nombreux décès chaque année au Canada. Avant la mise au point du vaccin, on ne pouvait pas faire grand-chose pour se protéger contre ces infections graves. Aujourd’hui, grâce à la vaccination, très peu de Canadiens deviennent malades ou meurent de ces infections. Cependant, l’Hib provoque toujours des millions d’infections et entraîne des milliers de décès dans les pays où la vaccination n’est pas répandue.

On qualifie souvent l’Hib de « maladie invisible ». Contrairement à d’autres maladies comme la poliomyélite ou la rougeole, l’Hib ne cause pas de maladie particulière, mais différentes maladies. Ainsi, les infections des voies respiratoires peuvent entraîner une pneumonie ou une bronchite et mener à des infections des oreilles, des sinus et des yeux. Ce sont tous des troubles pouvant aussi être causés par d’autres agents pathogènes, ce qui rend l’Hib difficile à diagnostiquer.

Comment se transmet-elle?

L’infection à Hæmophilus influenzæ se transmet par contact direct avec une personne infectée ou des objets contaminés. Elle peut se transmettre par la toux, les éternuements, les baisers, le partage de boissons ou en touchant des objets contaminés.

Signes et symptômes

Les signes d’une infection à Hib sont les symptômes de la maladie en laquelle elle se transforme.

La méningite, l’une des conséquences les plus graves de l’infection à Hib, se développe de deux à quatre jours après l’infection initiale. Une fièvre soudaine, de graves maux de tête et une raideur de la nuque et du dos sont quelques-uns des symptômes. La méningite peut entraîner une perte irréversible de l’audition, une paralysie, des convulsions, des lésions cérébrales, voire la mort.

Les bactéries Hib conservent leur pouvoir infectieux aussi longtemps qu’elles sont dans notre corps, ce qui signifie qu’il est possible de les transmettre à d’autres personnes. Grâce à la prise d’antibiotiques, la personne porteuse devient non infectieuse dans les 24 à 48 heures suivant le début du traitement.

Comment s’en protéger?

La protection la plus efficace est la vaccination. Les maladies causées par l’Hib sont particulièrement dangereuses pour les jeunes enfants et les personnes souffrant de troubles de santé à risque élevé.

Le vaccin Hib peut être administré seul, mais le plus souvent il est administré en association avec d’autres vaccins.

Au Yukon, le vaccin Hib fait partie du vaccin combiné DCaT-HB-VPI-Hib, administré en une seule injection, qui protège les nourrissons et les enfants contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B, la poliomyélite et l’Hæmophilus influenzæ de type b.

Le calendrier de vaccination du Yukon prévoit l’administration du vaccin comme suit :

Vaccin combiné DCaT-HB-VPI-Hib à 2, 4 et 6 mois
Dose de DCaT-VPI-Hib à 18 mois

Après l’administration de la dose à 18 mois, la série primaire est terminée.

La plupart des enfants et des adultes n’ont aucune réaction à la vaccination. Certaines personnes ne réagissent que très peu au vaccin combiné. Ces réactions n’empêchent toutefois pas les activités quotidiennes et disparaissent d’elles-mêmes après deux à trois jours. L’effet le plus courant est une enflure et une rougeur au site d’injection, parfois accompagnées d’une sensibilité accrue. Quelques personnes présentent de la fièvre (1 à 18 enfants vaccinés sur 100), des céphalées ou des douleurs musculaires. Si la fièvre s’élève à 38,5 ° C ou plus, il est possible d’administrer un antipyrétique, comme l’acétaminophène.

Il n’est toutefois pas recommandé de prendre de médicament contre la fièvre, comme l’acétaminophène, avant la vaccination.