Coqueluche

Entre 1990 et 2004, le nombre annuel de cas de coqueluche déclarés a varié de 2 165 à 10 151. En 2005 et en 2006, le nombre de cas déclarés s’est élevé à environ 2 500 par année. Chaque année, au Canada, il se produit d’un à trois décès liés à la coqueluche, le plus souvent chez de jeunes enfants qui sont insuffisamment vaccinés.

Qu’est-ce que la coqueluche?

La coqueluche est une infection extrêmement contagieuse du système respiratoire. Elle est courante au Canada et difficile à éradiquer. Les éclosions de coqueluche sont fréquentes, et le Yukon en a d’ailleurs connu une qui a débuté à l’été 2012. La coqueluche continue généralement de circuler dans la collectivité touchée pendant environ un an. L’infection est plus dangereuse pour les femmes enceintes et les bébés de moins de un an.

« Les nourrissons peuvent présenter des complications telles que des vomissements après une quinte de toux, une perte de poids, des problèmes respiratoires, des crises de suffocation, une pneumonie, des convulsions, des lésions cérébrales et, quoique rarement, un décès. »

– Agence de la santé publique du Canada

Comment se transmet-elle?

La coqueluche est transmise par la toux ou l’éternuement d’une personne malade; on peut aussi être infecté en touchant une surface contaminée qui n’a pas été nettoyée avec soin.

Signes et symptômes

  • Les premiers symptômes ressemblent à ceux qui accompagnent un simple rhume : écoulement nasal, rougeur des yeux et larmoiements, fièvre modérée et légère toux.
  • La toux s’aggrave (elle est souvent accompagnée d’une respiration « sifflante », une des caractéristiques de cette maladie).
  • Les épisodes de toux sévère peuvent durer de 6 à 12 semaines. Plus l’enfant est jeune, plus la respiration « sifflante » est prononcée.

Les symptômes apparaissent généralement entre 7 à 10 jours après l’exposition, mais cette période peut se prolonger jusqu’à 20 jours. Cela signifie qu’une personne infectée est plus contagieuse au cours des deux premières semaines, parfois jusqu’à la troisième, lorsque les symptômes ressemblent à ceux qui accompagnent un simple rhume. Le traitement antibiotique permet de réduire la période de contagion à cinq jours.

Le traitement consiste en l’administration d’antibiotiques. La personne traitée doit rester à la maison et à l’écart des autres jusqu’à la fin du traitement.

Comment s’en protéger? – How to protect yourself?

La vaccination est la seule véritable mesure de protection contre la coqueluche.

Le vaccin contre la coqueluche n’est jamais administré seul. Partout dans le monde, il est combiné à d’autres substances offrant une protection contre d’autres maladies, lesquelles sont administrées en une seule injection.

Au Yukon, le vaccin contre la coqueluche fait partie du vaccin combiné DCaT-HB-VPI-Hib, administré en une seule injection, qui protège les nourrissons et les enfants contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B, la poliomyélite et l’Hæmophilus influenzæ de type b.

Le calendrier de vaccination du Yukon prévoit l’administration du vaccin comme suit :

  • Vaccin combiné DCaT-HB-VPI-Hib à 2, 4 et 6 mois
  • Dose de DCaT-VPI-Hib à 18 mois
  • Après l’administration de la dose à 18 mois, la série primaire est terminée et les enfants sont protégés contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite et l’Hæmophilus influenzæ de type b. Après cela, ils doivent recevoir une dose de rappel contre la coqueluche quand ils commencent l’école, puis tous les 10 ans.
  • Dose de rappel (DCaT-VPI ou dcaT-VPI) à l’âge de 4 à 6 ans
  • Dose de rappel (dcaT) en 9e année
  • Dose de rappel (dcaT) pour tous les adultes

Pour être protégé, il faut compléter la série primaire de vaccins, puis recevoir des doses de rappel, à défaut de quoi le système immunitaire ne sera pas en mesure de protéger l’organisme contre la coqueluche. Communiquez avec le centre de santé de votre localité pour obtenir un rendez-vous ou connaître les heures de consultation sans rendez-vous pour vous faire vacciner.

La plupart des enfants et des adultes ne réagissent pas à la vaccination. Certaines personnes peuvent avoir des réactions mineures, qui n’empêchent toutefois pas les activités quotidiennes et disparaissent d’elles-mêmes après deux à trois jours. La réaction la plus courante est une enflure et une rougeur au site d’injection, parfois accompagnées d’une sensibilité accrue. Quelques personnes présentent de la fièvre (1 à 18 enfants vaccinés sur 100), des maux de tête ou des douleurs musculaires. Si la fièvre s’élève à 38,5 °C ou plus, il est possible d’administrer un antipyrétique, comme l’acétaminophène.

Il n’est toutefois pas recommandé de prendre de médicament contre la fièvre, comme l’acétaminophène, avant la vaccination.

Remarques

Le vaccin DCaT (diphtérie, coqueluche acellulaire, tétanos) est offert aux nourrissons et aux enfants en vaccin combiné offrant une protection contre l’hépatite B, la poliomyélite (vaccin inactivé) et l’Hæmophilus influenzæ de type b.
Le vaccin dcaT immunise contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos. Ce vaccin doit être administré aux enfants et aux adultes.
Le vaccin dcaT est semblable au vaccin DCaT, mais contient des concentrations plus faibles de la diphtérie et de la coqueluche. Le dcaT est utilisé comme dose de rappel (pour rappeler au système immunitaire comment lutter contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos) chez les enfants qui ont terminé leur série primaire de vaccins.