Poliomyélite (Poliomyélite )

Poliomyélite

La poliomyélite existe depuis des millénaires. Des années 1840 jusqu’aux années 1950, la poliomyélite était un fléau mondial, qui n’a pris fin que lorsque la vaccination s’est répandue durant la seconde moitié du XXe siècle.

Aujourd’hui, la poliomyélite a disparu dans la plupart des pays, ne réapparaissant que lorsqu’une personne voyage dans une zone où la maladie est présente. La poliomyélite ne sévit plus que dans quelques pays d’Asie, d’Afrique et d’Inde.

Qu’est-ce que la poliomyélite?

La poliomyélite, plus couramment appelée polio, est une infection virale très contagieuse qui attaque le système nerveux et peut entraîner, en quelques heures, une paralysie complète. Le décès survient dans 5 % à 10 % des cas, lorsque la paralysie atteint les muscles respiratoires. Les très jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli sont plus à risque.

Comment se transmet-elle?

Le virus de la polio pénètre dans l’organisme par voie orale. Une hygiène insuffisante des mains et l’eau contaminée sont les principales causes d’infection.

Signes et symptômes

Il existe trois types d’infection par le virus de la poliomyélite.

A. Infection subclinique

Quelque 90 % des infections par le virus de la poliomyélite sont asymptomatiques ou s’accompagnent de symptômes bénins qui passent souvent inaperçus. Cela signifie que la majorité des personnes infectées par le poliovirus ne présentent aucun symptôme ou que l’infection s’accompagne de symptômes non spécifiques :

  • maux de tête;
  • fièvre légère;
  • maux de gorge avec rougeurs;
  • vomissements.

Lorsque ces symptômes sont présents, ils se résorbent dans les 72 heures.

B. Infection clinique

Une infection clinique peut se développer à partir de l’infection subclinique. Elle touche le système nerveux (le cerveau et la moelle épinière) et prend deux formes.

1. Poliomyélite non paralytique

Comme son nom l’indique, la poliomyélite non paralytique n’entraîne pas de paralysie. Ses symptômes comprennent entre autres :

  • douleurs dorsales;
  • diarrhée;
  • fatigue excessive ou épuisement;
  • maux de tête;
  • irritabilité;
  • douleur dans les jambes (muscles des mollets);
  • fièvre modérée;
  • raideur musculaire;
  • sensibilité et spasmes musculaires dans n’importe quelle partie du corps;
  • douleurs et raideurs cervicales;
  • douleur dans la région antérieure du cou;
  • douleur ou raideur du dos, des bras, des jambes, de l’abdomen;
  • éruptions cutanées ou lésions douloureuses;
  • vomissements.

Ces symptômes peuvent durer deux semaines.

2. Poliomyélite paralytique

Les symptômes de la poliomyélite paralytique, qui est la forme la plus grave et la plus rare de la maladie, comprennent entre autres :

  • fièvre qui dure de 5 à 7 jours avant l’apparition d’autres symptômes;
  • sensations anormales (mais sans perte de sensibilité) dans une région;
  • sensation de ballonnement abdominal;
  • difficulté respiratoire;
  • constipation;
  • difficulté à commencer à uriner;
  • salivation abondante;
  • maux de tête;
  • irritabilité ou difficulté à contrôler ses humeurs;
  • contractions ou spasmes musculaires dans le mollet, le cou ou le dos;
  • douleurs musculaires;
  • sensibilité au toucher (même un toucher léger peut être douloureux);
  • raideur du cou et du dos;
  • difficulté à avaler;
  • faiblesse musculaire d’un seul côté du corps ou plus importante d’un côté;  
  • évolution rapide;
  • localisation en fonction de l’endroit où la moelle épinière a été touchée;
  • aggravation des symptômes jusqu’à la paralysie.

Comment s’en protéger?    

Il n’existe aucun remède contre la poliomyélite. La vaccination est le meilleur moyen de la prévenir.

Alors que la plupart des personnes dans le monde occidental sont systématiquement vaccinées contre la poliomyélite, il y a toujours des éclosions de temps à autre parmi les groupes de personnes qui ne sont pas immunisées. La poliomyélite est toujours présente en Inde, en Afrique et en Asie du Sud, et les personnes qui voyagent dans ces régions sont à risque si elles n’ont pas reçu toutes les doses du vaccin contre la poliomyélite.

Au Yukon, le vaccin contre la poliomyélite fait partie du vaccin combiné DCaT-HB-VPI-Hib, administré en une seule injection, qui protège les nourrissons et les enfants contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B, la poliomyélite et l’Hæmophilus influenzæ de type b.

Le calendrier de vaccination du Yukon prévoit l’administration du vaccin comme suit :

  • Vaccin combiné DCaT-HB-VPI-Hib à 2, 4 et 6 mois
  • Dose de DCaT-VPI-Hib à 18 mois
  • Après l’administration de la dose à 18 mois, la série primaire est terminée et les enfants sont protégés contre la poliomyélite. Après cela, ils doivent recevoir une dose de rappel quand ils commencent l’école pour être protégés à vie contre la poliomyélite.
  • Dose de rappel (DCaT-VPI ou dcaT-VPI) à l’âge de 4 à 6 ans.

Il convient que les adultes voyageant dans des pays où la poliomyélite est endémique reçoivent, à leur charge, une dose de rappel du vaccin contenant le VPI.

Le vaccin contre la poliomyélite peut également être administré seul pour les enfants et les adultes qui n’ont pas reçu les doses du vaccin lorsqu’ils étaient nourrissons.

Pour être protégés, les enfants doivent avoir reçu la série primaire et les doses de rappel. Si l’on n’a pas reçu la dose de rappel, le système immunitaire ne sera pas en mesure de protéger le corps contre la poliomyélite. Communiquez avec le centre de santé de votre localité pour obtenir un rendez-vous ou connaître les heures de consultation sans rendez-vous pour vous faire vacciner.

La plupart des enfants et des adultes n’ont aucune réaction à la vaccination. Certaines personnes ont des réactions mineures à la vaccination, qui n’empêchent toutefois pas les activités quotidiennes et disparaissent d’elles-mêmes après deux à trois jours. La réaction la plus courante est une enflure et une rougeur au site d’injection, parfois accompagnées d’une sensibilité accrue. Quelques personnes présentent de la fièvre (1 à 18 enfants vaccinés sur 100), des maux de tête ou des douleurs musculaires. Si la fièvre s’élève à 38,5 °C ou plus, il est possible d’administrer un antipyrétique, comme l’acétaminophène.

Il n’est toutefois pas recommandé de prendre de médicament contre la fièvre, comme l’acétaminophène, avant la vaccination.